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De croo fustige l’autoritarisme du pouvoir kabiliste

Alexander De Croo, ministre belge de la Coopération au Développement

Arrivé dans la capitale congolaise dans la soirée du samedi 21 février en compagnie de son collègue en charge des Affaires étrangères Didier Reynders, le ministre belge de la Coopération au développement, le libéral flamand Alexander De Croo, n’a pas usé de la langue de bois diplomatique. Il a dit haut et fort tout le mal que le gouvernement de son pays pense des excès de pouvoir commis par le pouvoir kabiliste pendant et après les manifestations des 19, 20 et 21 janvier.

"L’amitié belgo-congolaise n’est pas une amitié sans engagement", a déclaré le ministre Alexander De Croo dans un discours prononcé samedi soir. 

Selon l’agence Belga, le chef de la diplomatie belge n’était aux côtés de son collègue. Une "absence" délibérée? De Croo a dit, cependant, qu’il s’exprimait en leurs deux noms. "La situation face à laquelle nous nous trouvons, avec son lot d’arrestations, de justice arbitraire et d’interruption de l’internet mobile et du trafic des SMS n’est pas tolérable", a-t-il ajouté. "Nous ne pouvons pas accepter le statu quo". 

Le ministre belge de la Coopération au Développement a, par ailleurs, plaidé en faveur d’une "relation plus active" avec le Congo, au sein de laquelle "il doit être possible de parler franchement et librement". 

Dimanche 22 février, les "nationalistes de gauche" et autres "souverainistes" autoproclamés qui peuplent le "clan kabiliste" n’avaient pas encore donné la "réplique" à un Alexander De Croo qui fait preuve d’une grande cohérence entre le dire et le faire. 

On rappelle que lors de la présentation de sa note d’orientation politique en commission de la Chambre de représentants, "Alexander" avait fait savoir notamment sa détermination à conduire une "politique plus courageuse" en matière des droits de l’homme. Il ajoutait implicitement qu’il fallait conditionner la coopération au développement aux progrès réalisés en matière de droits de l’homme. 

Le "parler vrai" de ce jeune ministre belge rappelle vaguement le ton usé en 2004 par un autre libéral flamand. Il s’agit de Karel de Gucht. A l’issue d’une toute première visite à Kinshasa, il lâchait ces quelques mots "diplomatiquement incorrects" : "Je n’ai pas rencontré d’hommes d’Etat au Congo".

B.A.W
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